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Yassine 


Vétéran
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Séleucide a écrit:Je n'ai pas dit que law ne pouvait introduire une situation possible.

J'ai dit qu'elle pouvait exprimer l'hypothèse improbable, inenvisageable, douteuse ou irréelle.

Il n'y a donc aucune difficulté dans le point de grammaire auquel tu fais référence. Et cela n'avance en rien la question.
Oui mais maintenant il fait apprendre un peu, voire trop d'arabe, pour aborder la grammaire arabe, le Nahw.

La doctrine qui puise son idéologie des dires des premiers musulmans.
A quand arrêtes-tu ces premiers musulmans ?
Les trois premières générations, comme indiqué dans le Hadith.

En quoi al-Ach'ari et ibn Hazm ne sont pas fidèles à leur pensée
Le grand différent qui subsiste jusqu’à nos jours entre Achaaris et Salafis, c'est l’interprétation des Noms et Attributs de Dieu. Autrement, ou concernent le sujet qui tu as abordé, je n'ai aucune idée.

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Tumadir 

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SAEL a écrit:Ma scha'Allah pour ton explication (post 48)
Je me suis égarée un peu dans la traduction. La difficulté réside dans le fait que nous cherchons à calquer la grammaire arabe sur le français alors que ce n'est pas la même chose.

J'ai cité les exemples dans la langue française uniquement pour montrer l'erreur qu'a commis "Séleucide".

En arabe, (c'est important de le savoir) ce n'est pas la phrase entière qui peut ou pas être réalisable. On parle uniquement de la réalisabilité de la subordonnée circonstancielle de condition. Avec In, elle va du doute vers l'impossibilité.

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Séleucide 

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Tumadir a écrit:Non, tu te trompes, cette interprétation n'a rien à voir avec Al Ach'ari ni Ibn Hazm, j'ai cherché et j'ai trouvé que ça vient du mu'tazili Zamakh'chari.
Quelles sont les références précises pour Zamakhsari et qu'a-t-il dit ?

Si celui-ci a fait sienne cette théorie, en quoi cela montre-t-il que ce ne fut pas le cas pour ibn Hazm et al-Ach'ari ?

Tumadir a écrit:Le mot charnel tu l'inventes.
Le mot charnel n'est pas dans le texte mais lui correspond tout à fait.

S'il est évoqué une compagne, c'est qu'il est envisagé une génération charnelle qui n'a rien à voir avec la génération spirituelle du Verbe.

Tumadir a écrit:Incarnation ou bien engendrement ? Faut savoir, voilà ce qui est inepte.
Tu confonds l'incarnation du Verbe avec l'engendrement de celui-ci.

Je songe à faire d'ici peu un point de christologie sur le forum, à votre disposition pour éviter ce genre de confusion.

Tumadir a écrit:Pas douteuse, mais clairement irréalisable, mais elle peut être réelle.
Ma grammaire dit le contraire.

Sauf ton respect, j'y accorde plus de valeur qu'à tes dires.

Ou alors il me faudrait avoir les références précises de ta grammaire et m'expliquer pourquoi la mienne est "superficielle".

Tumadir a écrit:Ta grammaire (?) n'est pas vraiment fausse mais elle est superficielle et incomplète.
Ma grammaire est de Michel Neyreneuf et de Ghalib al-Hakkak, tous deux professeurs agrégés d'arabe. C'est la "grammaire active de l'arabe littéral", Librairie Générale Française, Paris, 1996, 350 p.

Tumadir a écrit:Ton entêtement
Je suis critique vis-à-vis des informations que tu véhicules car, sauf ton respect, deux agrégés d'arabe ne me semblent pas inconsistants pour traiter du sujet.

Tumadir a écrit:Subhan'Allah, tu te comportes exactement comme elle, je te dis qu'on utilise la particule In pour une hypothèse douteuse et tu dis non.
Je ne suis pas naïf.

Je connais fort bien le cas de musulmans qui usent de la grammaire arabe qu'ils contredisent et élargissent allègrement selon les difficultés coraniques du moment.

Si tu es capable de me donner les références desquelles tu tiens ces données, et qu'elles m'apparaissent sérieuses, je serais prêt à mettre mon jugement de la question en attente.

SAEL a écrit:Le Coran dénonce formellement le dogme de la trinité dans le tout entier, même dans son monothéisme présumé.
Non, il en dénonce une vision biaisée.

SAEL a écrit:Et j’espère que tu ne vas pas me parler des détails.
Pourquoi donc ?

SAEL a écrit:Par version biaisée et inadéquate, fais-tu référence à la filiation charnelle où bien à autre chose aussi ?
J'ai récemment traité du sujet :

Spoiler:

En effet, « pour des raisons non déterminées », comme le remarque D. MASSON, le Coran « prête aux chrétiens une sorte de trithéisme absolument étranger à la doctrine de l’Eglise. »  C’est ce qui apparaît dans certains passages au travers desquels la foi trinitaire est défigurée : les chrétiens feraient de Dieu le troisième de trois (V, 73), prendraient Jésus et sa mère comme deux divinités en dessous de Lui (V, 116), et assimileraient peu ou prou la génération du Fils à une génération sexuelle, humaine (VI, 101). Sans aucun doute, ces allégations apparaîtront farfelues aux chrétiens qui attestent de l’impossibilité absolue d'une procession divine ad extra (qui elle, serait polythéiste), de la génération purement spirituelle du Fils (les chrétiens ne disent pas que Dieu a eu un fils d'une femme suivant le mode créé de la génération), de la Trinité divine en les personnes du Père, du Fils et de l’Esprit (la Vierge Marie n’a absolument rien à voir là-dedans). Il en ressort inévitablement que la critique coranique qui est faite de la Trinité manque hier comme aujourd’hui de pertinence.

On pourra alors s’interroger sur son origine : comment en effet expliquer cette déformation que la Trinité subit dans la rhétorique coranique, alors que « la doctrine authentiquement chrétienne, à l’époque où parût l’Islam, [paraissait] être déjà clairement définie et ne donner aucune prise à une interprétation polythéiste »  ? Différentes réponses peuvent ici être proposées. La première et la plus évidente et spontanée réside sans doute dans le fait que l’auteur du Coran puisse méconnaître la doctrine trinitaire et se tromper à son sujet, c’est-à-dire la déformer inconsciemment. De fait, cette solution peut s’avérer être pertinente lorsque l’on constate que le Coran offre en son sein de nombreuses confusions vis-à-vis du texte biblique.  En outre, cette solution pourrait permettre d’expliquer la dénonciation d’une triade/trinité chrétienne sous la forme du Père/Fils/Marie : en effet, d’une Trinité Père-Fils dont on a mal compris le nom de la troisième entité, il devient assez intuitif de la compléter avec la Mère, surtout lorsque l’on sait que cette religion tient en haute estime la Vierge Marie. Il demeure par ailleurs également significatif de noter que le mot esprit est féminin en araméen, et qu’il fut parfois métaphoriquement assimilé à une Mère par certains pères orientaux, tels qu’Aphraate. Cependant, cette explication n’est pas la seule qui puisse être avancée. Une deuxième solution peut en effet se trouver dans l’existence de telle ou telle secte chrétienne déviante, ce qui reviendrait à dire que le christianisme auquel le Coran fut confronté était hérétique sur la question trinitaire : d’où la description biaisée que le livre en offre. Cela a-t-il un quelconque ancrage dans les faits historiques tels que nous les connaissons ? Il n’est pas évident de répondre dans la mesure où l’histoire de l’Arabie pré-islamique est encore entourée d’ombres. Il est difficile, mais non impossible, de concevoir qu’une secte chrétienne pût manifester un polythéisme trithéiste aussi grossier  : quant à la mariolâtrie, il est vrai qu’une grande vénération se pût produire et se produit aujourd’hui encore, mais il n’est doctrinalement pas possible d’assimiler la mère de Dieu à une divinité. Reste quelques sectes gnostiques des débuts du christianisme et de l’Eglise… C’est toujours possible, envisageable, bien qu’à notre sens, moins probable que la première solution. Enfin, dernière explication possible : la rhétorique coranique est elle-même de nature à déformer et à caricaturer la foi trinitaire. C’est la solution adoptée par M. CUYPERS dans son analyse de la sourate V , dans laquelle il soutient que l’auteur du Coran fait sien un raisonnement par l’absurde qui ne peut aboutir, pour ses contradicteurs, qu’à la conclusion souhaitée, c’est-à-dire la négation même de la divinité du Christ et de la Trinité chrétienne.

Il est difficile de trancher entre ces différentes hypothèses qui, dans l’ensemble, demeurent toutes aussi concevables les unes que les autres. Elles n’enlèvent cependant rien au constat qui toutes les fonde : la vision et la présentation biaisées de la doctrine trinitaire qui est opérée dans le Coran.


SAEL a écrit:Je te tire chapeau, Séleucide !
Je n'ai que le mérite d'avoir une grammaire arabe complète.

Yassine a écrit:Oui mais maintenant il fait apprendre un peu, voire trop d'arabe, pour aborder la grammaire arabe, le Nahw.
Certes.

Yassine a écrit:Les trois premières générations, comme indiqué dans le Hadith.
Quel hadith ?

Références précises svp.

Yassine a écrit:Le grand différent qui subsiste jusqu’à nos jours entre Achaaris et Salafis, c'est l’interprétation des Noms et Attributs de Dieu. Autrement, ou concernent le sujet qui tu as abordé, je n'ai aucune idée.
S'il n'y a que ces thématiques qui séparent acharites et salafistes, on peut en induire que al-Ach'ari est orthodoxe sur la question. Il n'y a rien de surprenant à considérer que la soumission à Allah prime sur toutes choses en islam...

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SAEL 


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NB : je vais utiliser la traduction intégrale.


@SAEL a écrit:


Dans ce contexte, tout dépend de la forme verbale du temps
 
@Séleucide a écrit :
 
Peux-tu développer ? 
 
@Sael a écrit :
 
1 « In »  taksuba fatima qalboun kabir  fa ana awalu el-khatibina

1-  Si Fatima possède un grand cœur, moi le premier demandeur de sa main


Dans ce 1er exemple j’utilise le présent « El mudhri3 ». Ce qui me met dans un cas d’ignorance : Je ne sais pas vraiment si Fatima possède un grand cœur ou non.
 
2 « In »  kanet Fatima kassibatun qalban kabiran, fa ana awalu el-khatibina.
 
2- Si Fatima a été possesseur d’un grand cœur, moi le premier demandeur de sa main. 
 
Dans le 2ème exemple, j’utilise le passé composé. Ce qui me met dans un cas de certitude formulée par un passé, car je sais par expérience que Fatima n’a jamais eu un grand cœur par son comportement vis-à-vis des gens.
 
@SAEL a écrit:
 
Et dans tous les cas, le clairement envisagé ne tient pas la route, mais le probablement envisagé
 
@Séleucide a écrit :
 
Si cela n'était pas clairement envisagé, il y eut la particule law et non pas la particule in
 
@Sael a écrit :
 
Saint Coran 43-81
Dis : « Si le Tout Miséricordieux avait un enfant, alors je serais le premier à l'adorer. »
 
Traduction intégrale du verset :
« In » kana li’lRahmani waladun fa ana awalu el-3abidina.
“Si” a été au Miséricordieux un enfant, moi premier adorateur.
(J’ai usé d’une traduction intégrale afin que tu puisses me comprendre, Séleucide »
 
Ceux qui ont écrit sur ce sujet, ou bien ce sont des ignorants en termes de compréhension ou perspicacité, ou bien ils le font exprès.
Je t’ai déjà dit que Dieu n’utilise jamais les mots hasardeusement. Ce qui fait de la rhétorique de sa Parole un élément puissant qui ne nous permet nullement et aucunement d’en discuter ou d’en douter.
Dieu est le seul qui pourrait savoir s’il a un fils ou non. Dans le contexte du verset, il est question d’une réponse implacable à ceux qui prétendent qu’Il a un fils.
Par l’utilisation de « in », on comprend très… très…très clairement que Dieu sait qu’il n’a aucun fils, et non comme cet homme qui avait quitté sa femme depuis belle lurette, et se demandait s’il a un fils ou non.
L’affirmation du doute :
Mais si par malheur Dieu avait utilisé « law » dans ce verset, on saura, très vite, que Dieu ne sait même pas s’Il a un fils ou non.
Et attention aussi au verbe utilisé !

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SAEL 


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@Tumadir
 
Tu as raison, Tumadir : On ne peut calquer la grammaire arabe, faute de richesse, à la grammaire française.
 
Je m’explique par cet exemple impressionnant :
 
Si je vois un homme s’acheter chaque semaine de belles bagnoles coûteuse qu’il garde pour très longtemps, je me permets de dire qu’il est assurément riche.


Là nous sommes dans un cas de vraisemblabilité ou le tout à une apparence du vrai, du certain.


Mais si par mesure, je demande à cet acheteur à qui appartiennent ces bagnoles et qu’il me réponde qu’elles appartiennent à son patron ; là le tout s’écroule
 
Si la langue arabe ne possédait, par exemple, que le « law » diverses conjectures auraient dessiné, peu ou prou, les attributs divins (Azza wa Djall) autrement.


Á propos de l’unshuda

قلبه بياض حرير وليس حليب

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Tumadir 

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Séleucide a écrit:
Tumadir a écrit:Pas douteuse, mais clairement irréalisable, mais elle peut être réelle.
Ma grammaire dit le contraire.

Sauf ton respect, j'y accorde plus de valeur qu'à tes dires.

Ou alors il me faudrait avoir les références précises de ta grammaire et m'expliquer pourquoi la mienne est "superficielle".
Elle est superficiel car dans ton cours il manque la particule Idha, on ne te l'a pas enseignée.

Séleucide a écrit:
Tumadir a écrit:Ta grammaire (?) n'est pas vraiment fausse mais elle est superficielle et incomplète.
Ma grammaire est de Michel Neyreneuf et de Ghalib al-Hakkak, tous deux professeurs agrégés d'arabe. C'est la "grammaire active de l'arabe littéral", Librairie Générale Française, Paris, 1996, 350 p.
Étudier le français canadien pour lire l'oeuvre de Voltaire, ou bien apprendre l'Américain ou l'Australien pour lire celle de Shakespear c'est une très mauvaise idée. Assurément on y trouvera des aberrations.

L'arabe enseigné en France c'est l'arabe maghrébin très différent de l'arabe de l'Orient.

Séleucide a écrit:
Tumadir a écrit:Ton entêtement
Je suis critique vis-à-vis des informations que tu véhicules car, sauf ton respect, deux agrégés d'arabe ne me semblent pas inconsistants pour traiter du sujet.
Si je te donne les sources tu les rejetteras.

Séleucide a écrit:
Tumadir a écrit:Subhan'Allah, tu te comportes exactement comme elle, je te dis qu'on utilise la particule In pour une hypothèse douteuse et tu dis non.
Je ne suis pas naïf.

Je connais fort bien le cas de musulmans qui usent de la grammaire arabe qu'ils contredisent et élargissent allègrement selon les difficultés coraniques du moment.
Ton sujet m'a permis de me pencher sur une question que je ne me suis jamais posé, je suis en train d'apprendre en même temps que toi la langue de base du Coran, le dialecte qoraychite.

Séleucide a écrit:Si tu es capable de me donner les références desquelles tu tiens ces données, et qu'elles m'apparaissent sérieuses, je serais prêt à mettre mon jugement de la question en attente.
Elles sont fortement sérieuses, comme francaisfacile.com, je te les donnerai plus tard, y en a plusieurs et tu peux même leur poser des questions.

Que disent tes spécialistes au sujet de la particule idha et d'autres types de phrases conditionnelles ?

Tu ne réponds pas à ma question : que veut dire Hypothèse irréelle ?

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SAEL 


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Et voilà la confirmation qui détruit les paradoxes des ignorants, Séleucide:


وَقَالُوا اتَّخَذَ الرَّحْمَنُ وَلَداً(88) لَقَدْ جِئْتُمْ شَيْئاً إِدّاً(89) تَكَادُ السَّمَاوَاتُ يَتَفَطَّرْنَ مِنْهُ وَتَنشَقُّ الْأَرْضُ وَتَخِرُّ الْجِبَالُ هَدّاً(90) أَن دَعَوْا لِلرَّحْمَنِ وَلَداً(91) وَمَا يَنبَغِي لِلرَّحْمَنِ أَن يَتَّخِذَ وَلَداً(92) إِن كُلُّ مَن فِي السَّمَاوَاتِ وَالْأَرْضِ إِلَّا آتِي الرَّحْمَنِ عَبْداً(93)
(سورة مريم)
 
Sourate de Marie  



Remplaces  إِن par " law" et dis-moi ce que ça donne.

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SAEL 


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Comme nous venons de le démontrer au post 54, que Dieu, ayant la certitude qu’il n’a aucun fils, il ne peut utiliser « law » mais « in ».
« Law » et « in » ne sont tributaires que de l’information, c’est-à-dire Dieu sait ou ne sait pas s’il a un enfant, et nullement de l’action si elle entre ou non dans le cadre du clairement envisagé ou l’envisageable. Et c’est ça, exactement, qui emmène, souvent, les érudits en barque vers une fausse destination.
 
« Law » kanet Baris qariba akthar mini, la adkhaltu’ha fi qa3i El-bahr.
« In » kanet baris qariba akthar mini, la adkhaltu’ha fi qa3i El-bahr
Si Paris a été plus proche de moi, je l’aurai enfoncé dans les profondeurs abyssales (profondeurs de la mer).

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SAEL 


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Nous avons traité du cas du l'irréalisable en utilisant "law" et "in" sans que cela ne change en rien la réalité du non-pouvoir de faisabilité. 

"Law" kanet Baris qariba akthar mini la sharibtu min ma'iha.
"In"    kanet Baris qariba akthar mini la sharibtu min ma'iha
Si Paris a été plus proche de moi j'aurai bu de son eau.

"Law" et "In" ont-elles une incidence sur la faisabilité ? Dieu n'utilise "in" que dans la puissance de son savoir.

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Yassine 

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Séleucide a écrit:Quel hadith ?

Références précises svp.
La meilleur des générations et la mienne (celle de Compagnons) et celle qui s'en suit et celle qui s'en suit. - Boukhari et Muslim.

S'il n'y a que ces thématiques qui séparent acharites et salafistes, on peut en induire que al-Ach'ari est orthodoxe sur la question. Il n'y a rien de surprenant à considérer que la soumission à Allah prime sur toutes choses en islam...
Il y a généralement pas de problème avec l'Achaarisme, qui à ce jour, semble-t-il, et depuis quelque siècles, la doctrine majoritaire dans la monde musulmans sunnite, mais qui a tendance à perdre du terrain face au Salafisme maintenant.

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SAEL 


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Et enfin voilà ce qui peut nous renseigner le plus sur ce que nous venons de clarifier dans les post précédents :
« Si » Paris est plus proche de moi, j’aurai bu de son eau.
« law » Baris qariba mini akthar, la sharibtu min ma’iha.
Donc, nous sommes dans un cas de supposition où l’envisagé ou l’envisageable peut se réaliser ou non. Par l’utilisation de ce « law », on peut affirmer ça quel que soit le lieu où nous y sommes.
Mais quand  utilise-t-on l’expression avec « In » ???
Si on arrive à proximité d’une enseigne indiquant : « Paris : 7 km », ou un usager nous informe que Paris est à 7 km ; on utilise « In », et nullement « law », car on sait se trouve la capitale française.
Alors, régalez-vous en appréciant la saveur de ce bel exemple que vous dites quand quelqu’un vous informe que Paris n’est qu’à 7 km :
« In » Baris qariba mini akthar, ithan, sa ashrub min ma’iha. 
« Si » Paris est plus proche de moi, donc, assurément je boirai de son eau.


Donc, vous devez maintenant comprendre que Dieu ne puisse utiliser le « law » quand il s’agit d’un cas de « savoir », car Dieu sait d’où l’utilisation de « In ». Mais, Il peut les utiliser, l’une ou l’autre, dans un cas de « vouloir », par exemple.


 Exemples :


« Law »  arada Allah’u bikuma  khizya’n la fa3al.


« In »  arada Allah’u bikuma khizya’n la fa3al.


"Arada" = voulait


« Si » Dieu voulait vous avilir, Il l’aurait fait.

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Tumadir 

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Séleucide a écrit:Seriez-vous donc prêts à adorer le fils de Dieu,
Il fallait pour cela que le prophète Mohammed  صلى الله عليه وسلم  en fût d'abord le premier adorateur.

En complément aux post 43, 48, 52, je continue la suite de l'analyse :

Il est bien de rappeler que dans le Coran on trouve deux sortes de versets :

Versets sans équivoque : qui sont des versets clairs explicites qui n'ont besoin d'aucune interprétation.

Versets à équivoques : sont des versets qui semblent incompréhensibles dès la première lecture qui nécessitent des éclaircissements. Certains sont interprétables dans différents sens comme le cas du V81 S43

Pendant que nous lisons le Coran il nous arrive assez souvent de rencontrer des versets qui nous semblent difficiles et incompréhensibles, parfois on se retrouve devant une difficulté d'ordre terminologique et quand on arrive à comprendre les termes utilisés la difficulté se dissipe et le verset devient clair.

Il y a des versets où ce ne sont pas les termes qui posent problème mais le sens et l'objectif du verset, avec des mots aussi simples qu'ils soient comme dans le cas du verset débattu, le message n'est pas aisément compris, dans ce cas on peut dire que nous sommes devant un verset à équivoque.

Quand on se retrouve devant les versets à équivoque, la règle est de les renvoyer aux versets sans équivoques : ses semblables ou ceux qui traitement du même sujet.

Première interprétation possible pour le V81 S43 : * Une phrase conditionnelle qui lance un défi

Par exemple dans le V23 S2

وَإِن كُنتُمْ فِي رَيْبٍ مِّمَّا نَزَّلْنَا عَلَىٰ عَبْدِنَا فَأْتُوا بِسُورَةٍ مِّن مِّثْلِهِ وَادْعُوا شُهَدَاءَكُم مِّن دُونِ اللَّهِ إِن كُنتُمْ صَادِقِينَ

Le verset 24 S2 ne laisse aucun doute que le défi n'est jamais relevé,

un autre exemple V88 S17 qui dit clairement que le défi ne sera jamais relevé

قل لئن اجتمعت الانس والجن على ان ياتوا بمثل هذا القران لا ياتون بمثله ولو كان بعضهم لبعض ظهيرا

==> Le V81 S43 est un défi que le Coran lance aux polythéistes, du même principe que le défi lancé pour produire des sourates qui équivaudraient aux versets du Coran.

Si 5 était un nombre pair, il serait divisible sur 2.

Pour que 5 soit divisible sur 2, il faudrait d'abord qu'il soit un nombre pair.

Pour que nous adorions un fils de Dieu, il faudrait d'abord qu'il existe.

Le verset qui suit, dément clairement l'existence d'un prétendu fils de Dieu

82. Gloire au Seigneur des cieux et de la terre, Seigneur du Trône; Il transcende de ce qu'ils décrivent.

Plusieurs versets du Coran condamnent explicitement l'attribution d'un fils à Dieu.

SAEL a écrit:Nous avons traité du cas du l'irréalisable en utilisant "law" et "in" sans que cela ne change en rien la réalité du non-pouvoir de faisabilité.

"Law" kanet Baris qariba akthar mini la sharibtu min ma'iha.
"In"    kanet Baris qariba akthar mini la sharibtu min ma'iha
Si Paris a été plus proche de moi j'aurai bu de son eau.

"Law" et "In" ont-elles une incidence sur la faisabilité ? Dieu n'utilise "in" que dans la puissance de son savoir.
Explication de linguistes :

Law démontre l'irréalisabilité de la principale pour cause de l'irréalisabilité de la subordonnée

In : la réalisabilité de la principale dépend de la réalisabilité de la subordonnée, hypothèse en suspens.

Séleucide a écrit:
Tumadir a écrit:Non, tu te trompes, cette interprétation n'a rien à voir avec Al Ach'ari ni Ibn Hazm, j'ai cherché et j'ai trouvé que ça vient du mu'tazili Zamakh'chari.
Quelles sont les références précises pour Zamakhsari et qu'a-t-il dit ?

Si celui-ci a fait sienne cette théorie, en quoi cela montre-t-il que ce ne fut pas le cas pour ibn Hazm et al-Ach'ari ?
Tafsir de Zamakh'chari s'appelle el Kachaf, il est déconseillé à cause de sa croyance déviée, voici son interprétation du V81 S43 :

http://library.islamweb.net/newlibrary/display_book.php?idfrom=2467&idto=2467&bk_no=204&ID=2511

Zamakh'chari comme tous les mutazili, ne croient pas que Dieu soit Créateur de toutes choses y compris ce qui est mal.

Séleucide a écrit:Si tu es capable de me donner les références desquelles tu tiens ces données, et qu'elles m'apparaissent sérieuses, je serais prêt à mettre mon jugement de la question en attente.
Pour commencer, je te donne trois liens d'un même site qui traitent des trois particules In, Idha et Law.

http://www.diwanalarab.com/spip.php?article20954

http://www.diwanalarab.com/spip.php?article20853

http://www.diwanalarab.com/spip.php?article21670

Séleucide a écrit:Je ne suis pas naïf.

Je connais fort bien le cas de musulmans qui usent de la grammaire arabe qu'ils contredisent et élargissent allègrement selon les difficultés coraniques du moment.
Ces musulmans là auxquels tu fais allusion sont généralement les anti-sunnites qui soit disant recherchent une lecture moderne du Coran.

J'avoue que grand nombre de chiites arabes (je dis bien arabes) d'Orient maîtrisent la langue arabe comme l'auteur des trois articles plus haut que j'ai posté.

Il est important de savoir que les chiites de leur coté se forcent à s'approprier les sciences du langage arabe comme quoi leur communauté est la seule qui s'intéresse à la linguistique coranique, parce que Sîbawayh d'origine perse serait une référence fondamentale en matière grammaticale.

A suivre insha Allah...

Soit dit en passant, il me semble que avant d'être imposé à toutes les contrées musulmanes, le nationalisme arabe était d'abord l'initiative des chiites arabes, les Baasistes.

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Séleucide 

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Merci pour vos réponses.

Je reviendrai à la conversation lorsque j'aurais une plus ample maîtrise de la grammaire arabe.

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Yassine 

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Bon courage. Avec le "In" et le "law" fallait vraiment plonger dans les abysse de la grammaire arabe pour parvenir à un tel constat, qui n'a d’ailleurs semble-t-il pas de base solide du fait des versets qui le contre.

Moi personnellement, qui m'estime ayant été un élève assidu dans la grammaire arabe, j'ai jamais entendu quelque chose pareille.

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Tumadir 

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Séleucide a écrit:Merci pour vos réponses.

Je reviendrai à la conversation lorsque j'aurais une plus ample maîtrise de la grammaire arabe.
C'est avec plaisir que je réponds à tes interrogations. Je continuerai dans la mesure du possible mon analyse pour que les difficultés que tu rencontres à ce sujet se dissipent avec la permission de Dieu

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Tumadir 

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Suite du post 62  smile

Deuxième interprétation possible pour le V81 S43 :* Une phrase négative

قُلْ إِنَّمَا يُوحَىٰٓ إِلَىَّ أَنَّمَآ إِلَٰهُكُمْ إِلَٰهٌۭ وَٰحِدٌۭ ۖ فَهَلْ أَنتُم مُّسْلِمُونَ

Dis: « Voilà ce qui m'est révélé: Votre Dieu est un Dieu unique; Êtes-vous Soumis ? » [décidés à embrasser l'Islam]

109
فَإِن تَوَلَّوْا۟ فَقُلْ ءَاذَنتُكُمْ عَلَىٰ سَوَآءٍۢ ۖ وَإِنْ أَدْرِىٓ أَقَرِيبٌ أَم بَعِيدٌۭ مَّا تُوعَدُونَ

Si ensuite ils se détournent dis alors: « Je vous ai avertis en toute équité; je ne sais si ce qui vous est promis est proche ou lointain.

110
إِنَّهُۥ يَعْلَمُ ٱلْجَهْرَ مِنَ ٱلْقَوْلِ وَيَعْلَمُ مَا تَكْتُمُونَ

Il connaît ce que vous dites à haute voix et ce que vous cachez.

111
وَإِنْ أَدْرِى لَعَلَّهُۥ فِتْنَةٌۭ لَّكُمْ وَمَتَٰعٌ إِلَىٰ حِينٍۢ

Et je ne sais pas; ceci est peut-être une tentation pour vous et une jouissance pour un certain temps ! »

112
قَٰلَ رَبِّ ٱحْكُم بِٱلْحَقِّ ۗ وَرَبُّنَا ٱلرَّحْمَٰنُ ٱلْمُسْتَعَانُ عَلَىٰ مَا تَصِفُونَ

Il dit: « Seigneur, juge en toute justice ! Et Notre Seigneur le Tout Miséricordieux, c'est Lui dont le secours est imploré contre vos assertions.
--

L'une des interprétations est que le verset 81 S43 est une phrase négative niant l'attribution d'un fils à Dieu, qui va dans le même sens que la globalité des versets qui le nient explicitement.

إن كان لله ولد = ما كان لله ولد

La suite du verset n'est que l'affirmation du statut du prophète :

فأنا أول العابدين = littéralement (je suis le premier des adorateurs)

Être le premier à L'adorer, le L est un rajout, le traducteur traduit suivant sa compréhension, et en fonction du tafsir vers lequel il penche.

Adorateur (Aabidine : singulier : Aabid) dans le Coran est la qualité de tout serviteur dévoué exclusivement à Dieu : Un monothéiste niant l'associanisme, rien dans le verset ne fait allusion à l'adoration du fils. De quel fils s'agit-il en fait ? Le verset s'adressait aux mecquois, le prophète était le premier Adorateur monthéiste niant l'associanisme mecquois qui attribuaient des enfants (des filles = les Anges) à Dieu, Gloire&Pureté à lui.

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